Vogue la galère !

Karl est bougon. Tout au long de l'entretien accordé au mensuel Vogue du mois d'octobre, nul ne trouve grâce à ses yeux… Et surtout pas Rodolphe Marconi, le réalisateur de Lagerfeld Confidentiel.
On se souvient pourtant de Karl faisant une arrivée triomphale au Festival de Berlin, le soir de la projection du documentaire.
Les mauvaises langues disent que la différence entre février et maintenant, c'est que depuis, Karl a vu le film.
Les très mauvaises langues disent que la différence, c'est que depuis, ce sont les critiques qui ont vu le film…
Quoi qu'il en soit, Karl a prestement retourné sa veste. Après l'avoir soutenu, puis adoubé à Berlin, il crache sur ce réalisateur avec subtilité. Ca ne vous rappelle pas quelque chose?

La preuve par l'exemple dans Vogue
C'était comment d'avoir quelqu'un qui vous filme pendant 2 ans?
Ca a fini par m'agacer, cette prétention à l'intimité. Disons que Rodolphe Marconi a pu capter ce que j'ai bien voulu lui jouer.
Tout le monde veut "pénétrer", poser des questions grossières, c'est du viol de l'intimité.
Mais alors, pourquoi avoir accepté de le faire, ce film?
Très bonne question. Parce que Caroline Lebar, une collaboratrice, devait être très convaincante.
Dans le film, on vous demande si vous avez renoncé à la sexualité.
Franchement, je n'allais pas répondre à ce genre de choses.
Si la question est stupide, ça engage Rodolphe, pas moi.
Vous mentez?
Je ne dois la vérité à personne. Après tout, je ne suis pas face à un juge d'instruction, mais face à un réalisateur.
Finalement, que pensez-vous du film?
Pour moi, c'est de la préhistoire. Aujourd'hui, je ne pense plus de la même façon, je ne dis plus les mêmes choses, je suis ailleurs.
Et puis quand les gens m'agacent, je dis n'importe quoi.
Les couturiers manqueraient-ils
parfois d'élégance ?
parfois d'élégance ?
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