Mardi 9 octobre 2007
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"Merci Karl?" Je l'ai fait examiner
par mon avocat. Il est inoffensif.
Mais pour Arnaud, c'est dangereux :
après ce livre, plus personne
ne voudra de lui.
Karl Lagerfeld in "Lagerfeld, portrait volé" - Le Point - 4 octobre 2007
DR. Audrey Marnay & Arnaud Maillard
On parie?
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Lundi 8 octobre 2007
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" Chaque matin, Dieu s'enduit de la crème Caviar de La Prairie, dont le prix d'un pot équivaut au PIB du Nicaragua. Puis il enfile des chaussons en éponge du Ritz - une paire nouvelle
chaque matin. Enfin, pour parfaire sa silhouette, il ajuste un corset très serré. Triple mérite : le corset gomme le ventre, il coupe la faim, et conforte l'illusion qu'il accomplit des miracles.
Ainsi paré, Dieu est prêt pour l'apparition. Laquelle est rare, donc sans prix."
Clara Dupont-Monod - Marianne - Octobre 07 (d'après le livre "Merci Karl" aux éditions Calmann-Lévy)
La prochaine apparition du divin Karl Lagerfeld est programmée mardi soir à partir de 23 heures sur M6, dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel, "T'empêches tout le monde de
dormir!"
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Samedi 6 octobre 2007
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Aujourd’hui, Eric Wright fait une fixation sur les ourlets. Anita soupire, à genou devant le mannequin cabine. La première d’atelier pose des épingles sur une
robe en mousseline noire, les retire sur une réflexion d’Eric pour remonter d’un demi-centimètre.
- Trop court, Anita, je suis désolé, tu n’as pas compris ce que je voulais. Quoique… Attends !
Le premier assistant de Karl Lagerfeld traverse le show-room pour juger de l’effet.
- Oui, oui, c’est un peu trop court…
Anita attend en silence le verdict de Karl en pensant à ses genoux, qui commencent sérieusement à s'ankyloser.
- Mister Wright, tu devrais les finir au microscope, tes ourlets. Ca irait plus vite!
Visiblement agacé, le couturier se tourne vers sa directrice de studio.
- Céline, tu en penses quoi ? Il est très bien, cet ourlet, non ?
- Il est bien, Karl. Je pense qu’on le tient.
Après un instant d'hésitation, Eric Wright saute en l’air.
- Tu as raison, Karl, il est parfait l’ourlet ! Fantastic ! Cette robe est tellement couture, tellement splendid !!!
Arnaaaaud ! Tu peux changer les cocas s’il te plait ? Karl a soif avec toute cette agitation !
Extrait de "Merci Karl !" - Editions Calmann-Lévy
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Vendredi 5 octobre 2007
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" Chaque collection est un pas
vers un but que l’on ne souhaite
pas atteindre. La fin. "
Karl Lagerfeld pour Madame Figaro – 25 octobre 2003
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Jeudi 4 octobre 2007
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(Dans cet extrait, Arnaud Maillard, lui-même
stagiaire en chef, jauge les futurs stagiaires…)
"J’imagine déjà l’entretien suivant. Qui figure sur la liste de Caro? Deux filles de l’EFAP, surnommée avec humour «l’Ecole des Filles A Papa». Ce sont les meilleures. Pas de prétentions
intellectuelles démesurées, aucun besoin financier, ces candidates ont de bonnes manières et des vêtements bien coupés. Tiens, je vois aussi le nom d’un garçon. Dommage pour lui. Je préfère
travailler avec les demoiselles, plus souples et minutieuses.
Dans la mode, les garçons n’en font qu’à leur guise. Peu d’éthique, beaucoup d’embrouilles, les stylistes
en herbe s’imaginent que la Couture fonctionne à coups de promotions canapé…
C’est plutôt faux, mais les mythes ont la vie dure."
Merci Karl ! Editions Calmann-Levy
Photo de Karl Lagerfeld, dédicacée à Arnaud
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Mercredi 3 octobre 2007
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(Photo Catherine Frot, dans Vipère au poing, d'après Hervé Bazin)
" Après avoir jeté un coup d’œil à une ébauche de Mémoires de son flamboyant rejeton, la mère de Karl lui aurait lancé :
- Est-il utile que tout le monde sache que tu es aussi con ? "
Télérama, août 2004
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Mercredi 3 octobre 2007
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00:03
Sophie, c’est pour moi la quintessence de la
femme.
Splendide et inaccessible, sensuelle et soudain distante
si l’on franchit les limites qu’elle a fixées.
Je suis sous son charme.
J’aime ses longs cheveux bouclés, sa haute silhouette
et son sang mêlé des îles.
J’aime son parfum, Fracas de Robert Piguet.
Un subtil mélange d’élégance et de provocation,
entre bergamote, géranium et fleur d’oranger.
J’aime son irrésistible sourire.
Sophie, c’est ma Pretty woman à moi,
le sosie de Julia Roberts avec un zeste d’aristocratie
en plus. On la surnomme « la baronne ».
Elle adore.
Merci Karl! - Calmann Levy - 2007
(DR - Photo de Sophie de Langlade,
DG de la société Lagerfeld, avec Arnaud Maillard,
au Monte-Carlo Beach de Monaco en 1994)
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Mardi 2 octobre 2007
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00:30
Karl est bougon. Tout au long de l'entretien accordé au mensuel Vogue du mois d'octobre, nul ne trouve grâce à ses yeux… Et surtout pas Rodolphe
Marconi, le réalisateur de Lagerfeld Confidentiel.
On se souvient pourtant de Karl faisant une arrivée triomphale au Festival de Berlin, le soir de la projection du documentaire.
Les mauvaises langues disent que la différence entre février et maintenant, c'est que depuis, Karl a vu le film.
Les très mauvaises langues disent que la différence, c'est que depuis, ce sont les critiques qui ont vu le film…
Quoi qu'il en soit, Karl a prestement retourné sa veste. Après l'avoir soutenu, puis adoubé à Berlin, il crache sur ce réalisateur avec subtilité. Ca ne vous rappelle pas quelque
chose?
La preuve par l'exemple dans Vogue
C'était comment d'avoir quelqu'un qui vous filme pendant 2 ans?
Ca a fini par m'agacer, cette prétention à l'intimité. Disons que Rodolphe Marconi a pu capter ce que j'ai bien voulu lui jouer.
Tout le monde veut "pénétrer", poser des questions grossières, c'est du viol de l'intimité.
Mais alors, pourquoi avoir accepté de le faire, ce film?
Très bonne question. Parce que Caroline Lebar, une collaboratrice, devait être très convaincante.
Dans le film, on vous demande si vous avez renoncé à la sexualité.
Franchement, je n'allais pas répondre à ce genre de choses.
Si la question est stupide, ça engage Rodolphe, pas moi.
Vous mentez?
Je ne dois la vérité à personne. Après tout, je ne suis pas face à un juge d'instruction, mais face à un réalisateur.
Finalement, que pensez-vous du film?
Pour moi, c'est de la préhistoire. Aujourd'hui, je ne pense plus de la même façon, je ne dis plus les mêmes choses, je suis ailleurs.
Et puis quand les gens m'agacent, je dis n'importe quoi.
Les couturiers manqueraient-ils
parfois d'élégance ?
Par Gant2velours
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Lundi 1 octobre 2007
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00:03
Nous avons appris la disparition vendredi 28 septembre,
de Jacques Helleu, directeur artistique de la maison Chanel.
Nos pensées se tournent vers son épouse,
ses enfants, petits-enfants et tous ses proches.
Jacques Helleu était l’œil de Chanel.
Formé par les beaux-arts et les arts décoratifs, il intègre la maison Chanel dès l’âge de 18 ans.
À la suite de son père, créateur de flacons et d’emballages de parfum qui, dès les années 1930, travaillait avec la famille Wertheimer, associée de Mademoiselle Chanel, il apprend la marque, voyage
aux États-Unis et, en 1965, prend la direction de la publicité.
Il était responsable de l’image de la marque dans la moindre de ses manifestations.
En pleine semaine des défilés, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le milieu de la mode internationale. Jacques Helleu était unanimement respecté pour son
talent et son travail au sein de "sa" maison, Chanel.
C'est par exemple Jacques Helleu, n'en déplaise à Karl Lagerfeld, qui avait su convaincre Nicole Kidman de devenir l'égérie de N°5 de Chanel. Séduit par l'actrice dans "Moulin Rouge", le film de
Baz Luhrmann, il décide d'offrir "Satine" à son parfum fétiche.
Première rencontre avec l'actrice en 2003 à New York. « Il était 11 heures du matin, raconte Jacques Helleu, je pensais qu'elle viendrait un peu à la Adjani, en impair et lunettes noires. Pas du
tout, elle était hyper séduisante, mais entourée de deux avocats et de deux hommes d'affaires ».
Cliquer pour visionner la Pub conçue par J. Helleu pour le N°5 de Chanel
Jacques Helleu venait de choisir Keira Knightley pour être la nouvelle image
de Coco Mademoiselle, l'un des parfums-clé de cet automne pour Chanel.
Par Gant de velours
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Vendredi 28 septembre 2007
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11:23
Nous avons été épatés par la qualité de "J'ai mes sources", l'émission proposée par Colombe Schneck chaque matin sur France Inter.
Le livre d'Arnaud? Colombe l'avait lu, cerné, décortiqué et digéré pour en prendre les thèmes les plus saillants et les termes les plus pertinents.
Pour écouter le podcast de Colombe, cliquez sur sa photo
Des stagiaires non payés aux mi-temps travaillés à plein temps, des licenciements d'une brutalité inouïs aux cadeaux somptueux offerts aux rédactrices de mode, de la collection H&M à peine
survolée par Karl à son amour obsessionnel pour son nouveau physique, des shootings hystériques à la descente de la brigade financière à son domicile,
tout a été évoqué et proposé à la discussion.
Un joli boulot d'une grande pro… Toujours aussi mimi.
Respect Colombe !
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Bruits de couloir